Dix mois

 Dix mois
Dix moi



Dis mois, dis mois : qui je suis ! qui es tu ?
je suis nous, elle est moi. Tu es moi.
tuez le ! ce sentiment fourbe
dis moi, dis moi : qui est il ? il est eux
la haine. qui donc ? mais qui ? tous
tuez le ! mais qui sommes nous ? amour
qui devrions nous etre ? eux. mais non ! lui
dis moi, dis moi pour un "elle" ou pour un "lui" qu'importe ?
tout pour eux, rien pour vous ? et pour nous ? qu'importe !
nous deux, puis trois...
Dis moi ! dis moi... ce que je veux savoir,
dis moi ce que tu ne sais pas, dis moi ce que je n'ignore point
dis moi juste...
dis moi Vie car tu m'as tout dit et pourtant tu me caches tout
dis moi juste ce que personne ne semble vouloir dire sans en entraver la verité
dis moi ce que j'attends.... ce qu je veux entendre
dis moi qu'eux... lui : vous ! oui !
dis moi que vous, eux n'etes qu'un
laisse moi te dire qu'elle et moi, deux font un nous
et que vous n'y pouvez n'y pourrez rien.
Dix moi - dix , non neuf mois...
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 13:45

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 14:21

Je me souviens

  Je me souviens
Je Me Souviens




Je me souviens de l'orage et de la coccinelle
Je me souviens du miracle de la rue
Je me souviens de toues les fricarelles
Je me souviens de toujours en avoir vécu
Je me souviens des films et de mon grand-père,
de nos parties de mathématiques, que nous faisions en l'attendant.
Ma mère.
Je me souviens de tous les films erratiques
Je me souviens " d'alerte à malibu "
Je me souiens de ses femmes à demi-nues
Je me souviens d'extravaguants rébus
Je me souviens d'avoir été jusqu'au bout
Je me souviens de Xéna: symbole saphique
Je me souviens de cette guerrière, sur laquelle, secrètement
je fantasmais d'une passion extatique
Je me souviens de Benôit et nos bêtises vagabondes
Je me souviens de nos jeux dans les bois
et mamie qui nous gronde
Je me souviens de mes cheveux qui partent en fumée
Je me souviens de Dorothée, les mini keums et Goldorak
Je me souviens de toujours les avoir regardés
Je me souviens des peuvres momaques, ces pauvres chabraques
Je me souviens de ma maman:
de ma super paranomaniacohypocondriac
Je me souviens d'avoir vieilli durant mon enfance
Je me souviens... la sensation de se consumer
Je me souviens de Plume qui exacerbait déjà les sens
Je me souviens de mon seul pays: l'écriture...
de toujours l'avoir adulée
Je me souviens de toutes mes plumes;
de celle qui m'a sauvée et que j'ai abandonnée,
jusqu'à celle-ci: rougeoyante
Je me souviens de Lamya, mon ange-gardien
Je me souviens de ce qui s'est passé, son départ précipité
Je me souviens de ses regards, ses sourires, mes poèmes puis mourir
Je me souviens alors de ce qui nous lie encore,
de cette nuit: de ce plan à trois.
Oui je m'en souviens très bien:
il y avait elle, moi et puis la mort.
Je me souviens de tous ses " pour tous ceux qui aiment la vie"
de ses " sois heureuse pour moi"
Je me souviens du mal être grandissant... grandie sans... grandit sang...
Je me souviens des mots, oui je me souviens de tous les maux
Je me souviens de la musique, des labels de production, concepteur graphique,
MC, directeur artistique, des anti-fans: tous ces petits cons
Je me souviens de ma musique, de mes one woman show alone,
de mon peit public, de mes fases B, demes danseuses et mes lyrics
Je me souviens des Etats-Unis : ma naissance
Je me souiens des femmes: de celles dont je ne me souviens plus,
de celles qui m'ont quittées, de celles dont je ne me souviens que trop peu,
de celles que j'ai aimées
Je me souviens de ma mère, de sa réaction
Je me souviens des menaces, des larmes et des cris
Je me souviens de sa deception
Je me souviens : R U B Y
Je me souviens de Delphine jamais présente, de Sophie trop aguichante,
de Marilyne pas très charmante et de Sonia la plus récente...
Je me souviens de me surprendre à me souvenir d'Elle
et ma surprise. Toutes les autres ne sont que mes souvenirs inassouvis.
Elle, c'est mon futur et sa vie
N.
[Alors chut !
Je me suis souvenue qu'il ne fallait pas se souvenir
Oups

Je me souviens
De rien
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 13:51

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 14:20

Janvier 2008

 Janvier 2008
Sa bouche : un brasier dans lequel ma langue aime à se noyer.
Entrée dans ma vie comme une étincelle dans le c½ur,
une âme rougeoyante faisant fuir larme et malheur.
Elle me toise, je sens sa main sur ma cuisse. Elle provoque, puis elle pique.
Sanguine ma maitresse me dessine, du bout d'un doigt ou de sa langue
Elle seule sait réinventer les saveurs mystiques
Perdue dans le flot d'une chaleur érotique.
Ca y est, je suis faite, je suis nue dans cet hiver sordide
Et brulante
Brulante d'un désir que seule ses reins cambrés pourront étancher
Mes poignets bloqués sous les siens, son bassin ondulant sur le mien
Je sens la chaleur de son souffle s'éteindre dans le creux de ma bouche
Ils accélèrent, ses mouvements et la voilà qui s'accroche à ma crinière
Elle est animée d'une force animale dérobant à mon corps épuisé un dernier gémissement
Si fier.
Les muscles tendus, sa marionnette inanimée n'en peut plus
Et elle, elle qui brule, qui brule de désir encore et toujours
Je sais qu'elle me fera l'amour jusqu'au petit jour.
Dans un bruit sourd et puissant, comme quand la braise nous offre le moindre de ses crépitements.
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 13:57

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 14:20

Ca r'commence...

 Ca r'commence...
Il nous entube de 140% d'augmentation, mais ne sait pas qu'on est de sang par l'art de ses lamentations, sans le quart par an de ses petites actions: tu sais le monde serait sauvé par un combat d'inaction.
Par un moral d'addiction, je suis, je meurs dans un pays ou l'addition
Est chère payée pour un smicard bossant dans la surface ou la cuisson.
Il a puisé la transparence, mais je n'y vois rien de transcendant.
Il est de cette cuvée ou la méfiance est interne à la mission.
Il s'est arrêté là ou l'intelligence misait sur les barrières de la vision
D'un monde borgne et résigné, blessé de guerre et vite renié.
Il nous entube de 140% d'augmentation,
mais les fraais dorment et se soucient peu de son salaire!
Et les françaises dorment rêvant d'évolution du missionnaire.
Pas assez de position, et l'absence d'opposition jettent simplement l'opprobre sur notre nation.
Vissée sur mes passions, la larme amère vociférant mes convictions!
je tiens les positions...
Et son salaire! Et son salaire! Et son salaire! Et ma misère, et ma misère, et ma misère!
Et sa miséricorde d'or ne vaut pas un clou! Moi je jeux de l'or, de l'or , encore de l'or et des bijoux!
Il nous entube de 140% d'augmentation!
Et voyez comme ils se taisent, ils se complaisent dans l'or de leur abandon.
A l'heure ou l'monde attendait juste un peu d'action,
un peu d'actes sans autre préméditation, un peu d'acte voir cent révolutions.
Qu'ils sont simples, simples! Mécontents, râlants, mais n'agissant ! Qu'ils sont abscons!
Et le prix de leurs trépas ne vaut pas un son, il ne vaut pas un mot accroché à un brin d'ambition.
Les maris sont là avec leurs siphons, les femmes aussi sont là avec leurs chiffons, et les marmots, les marmots sont là, tout petits et tout mignons, et là France...
ah la France qu'elle est belle, qu'elle est là avec son bouffon !
Il nous a entubé de 140% d'augmentation...
Et aux dernières nouvelles ce n'est qu'en faite 170% qu'on se prend dans l'fion.
Mais c'est qu'on a dans l'fond donner le bâton pour se faire battre.
Bisous à Fillon l'fantôme, bisous à Dati et tous ces mômes!
Là ou le PS crierait Ségo présidente moi j'dis juste qu'il y a échec et mat.
France, j'suis juriste de profession voir de préférence j'tenais juste a t'dire qu'il n'y a pas de prescription
- Qui tienne ! La route.
Moi j'tiens plus en place quand on m'dit qu'une proposition sur 5 a été honorés.
Cela justifie t il ses honoraires?
Alors qu'les miennes sont à la déroute.
A la dérive, un gouvernement que je n'ai pas choisi s'permet de mentir à mes concitoyens. A ces cons d'citoyens, ignorant tout d'leur droit, devoirs, ou ld'eurs missions.
Aveuglé par un boulot, un amant, ou le crédit d'une maison... Mes cons citoyens sont fières d'être ivres dans leur prison.
Dorée, un monde édulcoré. Un président sans colorant ni conservateur, un président sans âme ni réelle couleur. Un président morne, et ma démocratie est morte née.
Ô liberté j'suis désolée, vraiment, j'suis navrée mais...
Tu t'es fait abattre par quelque chose comme 240 000euros par an, j'ai beau essayé mais je n'fais pas l'poids d'argent. Mes rares économies se résument à 200euros en rêvant d'acheter une maison à mamie.
Ô liberté aide-moi à retrouvé mes droits et tous tes amis.
Ils nous entube de 170% d'augmentation...
la publique noyée dans un puit d'petrole, et la démocratie abattue par la « mac worldisation« .
Ma vie se consume à cause d'un mec court sur patte ressemblant à un trôle,
un mec un peu nostalgique des trônes qui rêve que j'depose à ses pieds ma soumission.
Alors pour éviter d'y penser j'vis dans un monde magique, un monde de mages un peu trop féerique.
Un monde de mots parce que dans l'fond j'suis qu'une p'tite môme qui ne s'résous pas à s'dire qu'tout c'est un peu trop haut.
1m59 et demi j'fais des grands sauts, c'est un p'tit pas pour la femme et un croche pied pour l'humanité.
C'est un grand pas pour l'homme et pour la dignité.
C'qui s'passe? On s'est juste fait entubé par plus de 140% d'augmentation. A qui la faute? a-t-il eu raison? J'suis pas dieu moi j'ai pas la solution.
Tout c'que j'sais c'est que j'ai pas l'fin mot de l'histoire mais que lui est l'fin sot d'mon histoire voir même le nouveau facho d'Histoire.

Pour le slam du Vendredi 9 Novembre 2007 au café culturel.


# Posté le samedi 12 janvier 2008 14:17

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 14:18

Une rencontre

 Une rencontre
Qu'elle était belle.

Nous avions rendez-vous mardi, mardi soir à 19h30. Je devais la rejoindre sur Paris avec Alice.
Je ne l'avais jamais vu, bien sur on m'avait beaucoup parlé d'elle.
On disait qu'elle était magnifique, belle à en exaspérer le ciel. Qu'en plus de sa beauté, elle disposait d'un charme inépuisable.
Tout le monde la connaissait, c'était une vraie star, elle avait joué dans plusieurs films, quelques comédies musicales aussi.
En soi: un eartiste accomplie.
Grande, vêtue de manière sobre et sombre, charismatique, impressionante.
Nous sommes arrivées au point de rendez-vous avec un peu d'avance, elle était là; comme si elle nous avait toujours attendue.
Sur la grande place, près du sapin illuminé. Elle brillait autant que lui.
Les passants s'empressaient de venir prendre une photo près d'elle.
Tous, les uns puis les autres... et puis nous sommes arivées.
Je n'ai pu prononcer aucun mot. Elle était si...
J'ai des frissons plein le coeur, des étincelles parcourent mon corps.
Elle nous a ouvert les portes de son âme. Gracieusement, pleine de generosité.
Sa simplicité amplifiait ce sentiment ancré au plus profond de moi même. Je me sentais bien.
Legère, sereine, en harmonie avec la vie: avec l'amour.
Nous avons parlé; enfin.... non. J'ai préféré l'écouter. Des heures entières.
Sa voix était celle de la paix, du calme et du bonheur. C'était une douce mélodie,
une mélodie accompagnée d'un souffle frais. Oui, il faisait froid mais je ne sentais plus rien.
Je n'appartenais plus au monde terrestre; j'étais au-delà. Suspendue entre ciel et terre par le fil de sa voix.
Ses mots me touchaient, me transportaient.
J'ai levé la tête vers les cieux, elle était là. J'ai regardé devant moi, les yeux tournés vers l'avenir: elle était là.
J'ai tourné la tête vers le passé et ses souffrances et je ne l'y est pas trouvé.
Elle a chanté, elle a fait vibrer l'instrument de ma passioon.
23h et l'envie de rester ainsi, intime, contre elle. En elle.
Elle m'a accueullie en elle, comme aucune autre auparavant. J'ai voyagé sur l'imensité de son corps.
Aucune autre ne s'était ainsi offerte. Nous sommes montées ensemble si près du ciel.
Le septième, assurement. Nos deux corps ne faisaient plus qu'un.
L'union passionnelle de deux esprits enflamés. Le sien: le serein, le posé, le passioné.
Le mien: le fougueux, l'impatient, l'irrationnel. Mais les heures s'échappaient, la nuit s'était déjà invitée dans la danse infernale de nos deux êtres. Notre corps à corps se termina comme il avait commencé.
Dans un soupir profond de bonheur, de plaisir intense.
Nous avons fixé un prochain rendez-vous, j'espere pas le dernier.
Mon coeur est depuis cette nuit là entre ses lèvres, profusé par le son de sa voix. Il est sien, mon âme avec.
Mes sentime,nts grandissent à chaque instant un peu plus mais... je n'ai plus peur entre ses bras.

Qu'elle était belle Notre Dame. La mienne, celle de Paris.

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 07:37

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 14:16